Témoignage de Marlene – Mission Pérou

« Je m’appelle Marlene, et je suis entrée dans l’association lorsque j’avais 17ans. Je vais bientôt atteindre la 50aine…

J’ai toujours eu envie d’aider et de soutenir ma communauté. Et déjà, j’ai passé ma vie à travailler ici, dans cette association. C’est une fierté personnelle. Nous n’avons pas d’aide de l’Etat, et celle que nous apportons pourrait s’arrêter du jour au lendemain, mais travaillons en y mettant beaucoup de cœur et de joie. C’est très émouvant de voir les sourires des enfants, des familles qui vivent dans les parties hautes de Colliqué, et qui sont plus dans le besoin que nous. Ainsi, voir que des écoles sont construites, en étant toujours plus confortables, est une satisfaction. Quand je vais dormir, je sais que les enfants sont au chaud toute la journée, et c’est grâce à vous, et à tous les autres groupes qui sont venus les années précédentes. Petit à petit, nous avançons. C’est une fierté que vous devriez ramener en France, et partager avec les autres élèves, les professeurs, la direction de votre école. Nous sommes très reconnaissants pour ce geste que vous faites chaque année. Nous avons traversé des périodes difficiles, mais aujourd’hui nous avons le soutien d’un docteur qui vient consulter bénévolement, et une aide financière pour payer l’eau et l’électricité. L’association travaille aussi avec d’autres français, qui viennent faire un travail de prévention et d’orientation, car il n’y a pas que les bâtiments à construire, mais aussi les mentalités.

Aujourd’hui, nous sommes 5 femmes à nous en occuper. Chaque année nous vieillissons, et il devient plus difficile de monter dans les hauteurs de Colliqué. Mais cela vaut le cout, pour voir la joie des enfants, et des mamas qui nous connaissent maintenant depuis des années. C’est cela, notre salaire. Nous travaillons avec l’aide d’autres associations, de France et du Canada, mais il faut que vous sachiez que le projet ne se termine pas lorsque vous quittez Colliqué. Nos projets durent de janvier à décembre. Les enfants existent de janvier à décembre. Il faut que nous nous en occupions, toujours avec l’espoir de leur dire « ne t’inquiète pas, l’année prochaine il y aura un toit, ou un nouveau mur »

Crédit photo: Fanny Calle

Traduction de l’espagnol: Lauriane Chesnel

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